8 – Puis-je avoir l’Amour agapé ?

Alors que nous avons commencé à pressentir une partie de la gloire et de la grandeur de l’agapé, telles qu’enseignées dans le Nouveau Testament, nous commençons aussi à nous demander: « Est-il possible qu’un être humain puisse avoir le véritable amour agapé dans son coeur ? Tout le monde n’échoue-t-il pas ? » La réponse est « Oui ! Cela est possible », c’est un miracle venant de Jésus-Christ.
Cela peut se produire – c’est là le point essentiel de la Bible. Quand Paul décrit en sept étapes l’agapé merveilleux qui s’est exprimé en Jésus-Christ, laissant sa demeure céleste et descendant jusqu’aux profondeurs de la mort sur la croix (Philippiens 2:5-8), cela peut nous sembler impossible à accomplir. Nous pouvons même dire, « C’est magnifique pour lui, mais nous ne pouvons pas aimer comme cela ! » Pourtant, Paul nous affirme que c’est possible en déclarant: « Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ » (Philippiens 2:5).
Jésus ne dit pas, « Regardez ma merveilleuse vie remplie d’agapé et soyez étonnés; vous n’y parviendrez cependant jamais vous-mêmes ! » Non ! Il dit: « Je vous donne un commandement nouveau: Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés » (Jean 13:34). Cette parole est aussi puissante que toute l’énergie qui a créé notre univers et qui se trouvait dans la Parole de Dieu qui prononça les mots « Que la lumière soit » (Genèse 1:3; Psaume 33:6-9).
La Parole de Dieu communique la force et engendre la vie. Chaque commandement est une promesse qui se réalise en celui qui l’accepte de toute sa volonté et la reçoit dans son âme. La Parole de Dieu transforme le caractère et crée l’homme à son image. Dieu ne nous a jamais demandé de faire l’impossible. Tout est possible si nous entrons humblement à son école (Marc 9:23).
Dans cette étude, nous verrons comment des pécheurs comme nous ont exprimé de magnifiques démonstrations de l’agapé.
DÉLAISSONS L’AMOUR ÉROS
1 – L’amour éros est-il exalté de nos jours ?
Psaumes 49:19-20
L’homme riche aura beau s’estimer heureux pendant sa vie, On aura beau te louer des jouissances que tu te donnes, Tu iras néanmoins au séjour de tes pères, Qui jamais ne reverront la lumière.
(LSG)

Tout le monde aime la richesse et loue ceux qui y parviennent. Cet amour éros est un amour égoïste. On le retrouve naturellement dans le coeur de tous les humains. De nos jours, il est aussi grandement exalté qu’aux jours de Platon et des philosophes de son temps.
2 – Jésus encourage-t-il cet amour de soi ?
Matthieu 22:37-40
Jésus lui répondit : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C’est le premier et le plus grand commandement. Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes.
(LSG)
Jésus ne nous enseigne pas que nous devons encourager l’amour de soi, afin de mieux aimer son prochain. Il disait en fait: « Tout comme vous trouvez facile et naturel de vous aimer vous-mêmes, par la foi en Dieu, tout cet amour se dirigera automatiquement vers votre prochain ». L’amour de soi est contraire à son enseignement, qui déclare: « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même » (Matthieu 16:24). L’amour que nous avons pour nous-mêmes et qui cherche à nous satisfaire doit être redirigé envers notre prochain (Éphésiens 5:28-29).
EXERÇONS L’AMOUR AGAPÉ
3 – Dieu craint-il de tout perdre ?
Galates 1:3
Le Seigneur Jésus a donné sa vie pour nous sauver de nos péchés. Il nous a arrachés à ce monde mauvais, comme Dieu notre Père l’a voulu.
(PDV)

À travers le sacrifice de Jésus, Dieu a tout donné. Aussi, par son incarnation, Jésus a tout abandonné afin d’endosser notre nature humaine. De plus, Jésus accepte de garder cette faible nature humaine pour l’éternité (Daniel 7:13-14), afin d’être notre nouvel Adam (1 Corinthiens 15:45). Jésus est devenu le premier d’une nouvelle humanité créée à son image. L’amour de Dieu dépasse tout entendement !
4 – Pouvons-nous produire ce même agapé ?
Romains 15:3-6
Car Christ ne s’est point complu en lui-même, mais, selon qu’il est écrit : Les outrages de ceux qui t’insultent sont tombés sur moi.
Or, tout ce qui a été écrit d’avance l’a été pour notre instruction, afin que, par la patience, et par la consolation que donnent les Ecritures, nous possédions l’espérance.
Que le Dieu de la persévérance et de la consolation vous donne d’avoir les mêmes sentiments les uns envers les autres selon Jésus-Christ, afin que tous ensemble, d’une seule bouche, vous glorifiiez le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ.
(LSG)
5 – Comment peut-on produire cet agapé ?
Jean 6:38
Car je suis descendu du ciel non pas pour faire ma volonté, mais pour faire la volonté de celui qui m’a envoyé.
(BFC)
LE MOTIF DE L’AGAPÉ
6 – L’agapé est-il motivé par le désir d’obtenir la vie éternelle ?
Ésaïe 53:11 ; Apocalypse 2:11
Après avoir subi tant de peines, dit le Seigneur, mon serviteur verra la lumière de la vie, il en fera l’expérience parfaite. Les masses humaines reconnaîtront mon serviteur comme le vrai Juste, lui qui s’est chargé de leurs fautes.
Que chacun, s’il a des oreilles, écoute bien ce que l’Esprit dit aux Églises ! « Ceux qui auront remporté la victoire ne subiront pas la seconde mort. »
(BFC)

Jésus ne nous a pas abandonnés devant la perspective de perdre sa vie. Il a pris sur lui notre condamnation.
L’éros est un amour qui recherche l’immortalité. Il aspire à une récompense. Il désire entrer dans la Nouvelle Jérusalem. Il se réjouit de tous les bénéfices qu’il obtiendra au paradis: marcher dans des rues pavées d’or, manger du fruit de l’Arbre de vie, jouir des délices qui nous y attendent. C’est ce désir de récompenses qui pousse de nombreuses personnes à suivre le Seigneur Jésus. Au mieux, une telle motivation ne produit que de soi-disant « chrétiens » satisfaits d’eux-mêmes, tièdes et non engagés.
L’éros n’est pas quelque chose de mauvais en soi. Il n’est pas incorrect de désirer une récompense ou d’apprécier la beauté du Ciel, ainsi que les récompenses de ceux qui y entreront finalement. Le point est que l’éros est un amour qui n’est pas meilleur que celui des païens. En tant que motivation, il est sans valeur; il ne produira pas un caractère semblable à celui de Jésus. Paul dit: « Cela ne me sert de rien » (1 Corinthiens 13:3).
À l’opposé, l’agapé ose perdre sa récompense et aller même jusqu’en enfer. Il ose être perdu. Quand Jésus est mort sur la croix, quelle était sa motivation profonde ? De quelle sorte de mort est-il décédé ? Par amour pour nous, Jésus est allé jusqu’à donner sa vie éternelle, car la seconde mort est le châtiment dû au pécheur (Apocalypse 21:8). Ce « châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui » (Ésaïe 53:4-5).
Ce n’est pas la peur du châtiment ou l’espoir d’une récompense éternelle, qui poussent les disciples de Jésus à le suivre. Ils contemplent l’amour incomparable du Sauveur, tel qu’il s’est manifesté tout le long de son pèlerinage terrestre, depuis la crèche de Bethléhem jusqu’à la croix du Calvaire. Et cette vision attire, attendrit et subjugue les âmes. L’amour naît dans les coeurs. Ils entendent sa voix et le suivent.
7 – Dieu a-t-il réellement abandonné Jésus dans la seconde mort ?
Matthieu 27:43-46 ; 2 Corinthiens 5:21
Il s’est confié en Dieu ; que Dieu le délivre maintenant, s’il l’aime. Car il a dit : Je suis Fils de Dieu. Les brigands, crucifiés avec lui, l’insultaient de la même manière.
Depuis la sixième heure jusqu’à la neuvième, il y eut des ténèbres sur toute la terre. Et vers la neuvième heure, Jésus s’écria d’une voix forte : Eli, Eli, lama sabachthani ? c’est-à-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?
Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu.
(LSG)
Jésus a ressenti l’agonie suprême d’être séparé de son Père. Ésaïe 59:2 nous dit: « Mais ce sont vos crimes qui mettent une séparation entre vous et votre Dieu; Ce sont vos péchés qui vous cachent sa face et l’empêchent de vous écouter. »
C’est à cette mort définitive que Jésus s’est soumis. Dans son désespoir, il s’écria: « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Matthieu 27:46). Faites une pause respectueuse tandis que vous méditez cette parole. Vous et moi aurions dû passer par cette épreuve s’il n’avait pas vécu notre « seconde mort ».
Avec révérence, lisons ensemble le Psaume 22, le psaume de la crucifixion. Ouvrez la boîte suivante :
Psaumes 22:2-21
Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? Tu restes loin, tu ne viens pas me secourir malgré toutes mes plaintes. Mon Dieu, le jour, j’appelle, mais tu ne réponds pas. La nuit, je crie, sans trouver de repos.
Pourtant, tu es le Saint qui sièges sur ton trône, au milieu des louanges d’Israël. En toi déjà, nos pères se confiaient, oui, ils comptaient sur toi, et tu les délivrais. Lorsqu’ils criaient à toi, ils étaient délivrés, lorsqu’ils comptaient sur toi, ils n’étaient pas déçus.
Mais moi je suis un ver, je ne suis plus un homme, tout le monde m’insulte, le peuple me méprise, ceux qui me voient se rient de moi. Tous, ils ricanent. On fait la moue en secouant la tête : « Il se confie en l’Eternel ? Eh bien, que maintenant l’Eternel le délivre ! Puisqu’il trouve en lui son plaisir, qu’il le libère donc ! »
Oui, c’est bien toi qui, depuis ma naissance, m’as protégé. Tu m’as mis en sécurité sur le sein de ma mère. Dès mon jeune âge, j’ai été placé sous ta garde. Dès avant ma naissance, tu es mon Dieu. Ne reste pas si loin de moi car le danger est proche, et il n’y a personne qui vienne pour m’aider.
De nombreux taureaux m’environnent : ces fortes bêtes du Basan sont tout autour de moi. Ils ouvrent largement leurs gueules contre moi, ils sont comme un lion qui rugit et déchire.
Je suis comme une eau qui s’écoule et tous mes os sont disloqués. Mon cœur est pareil à la cire, on dirait qu’il se fond en moi. Ma gorge est desséchée comme un tesson d’argile, ma langue colle à mon palais, tu me fais retourner à la poussière de la mort.
Des hordes de chiens m’environnent, la meute des méchants m’assaille. Ils ont percé mes mains, mes pieds, je pourrais compter tous mes os ; ils me regardent, ils me toisent, ils se partagent mes habits et tirent au sort ma tunique.
Mais toi, ô Eternel, ne reste pas si loin ! O toi, ma force, viens en hâte à mon aide ! Viens me sauver ! Délivre ma vie de l’épée ! Protège-moi de la fureur des chiens !
(SEM)
8 – Jusqu’où Jésus est-il allé pour venir nous chercher ?
Psaume 139:7-8
Où irais-je loin de ton esprit, Et où fuirais-je loin de ta face ? Si je monte aux cieux, tu y es ; Si je me couche au séjour des morts, t’y voilà.
(LSG)

L’idée de cet amour agapé qui est prêt à tout sacrifier, caractéristique des disciples du Christ, s’est éteinte chez beaucoup d’entre nous. Cela est du à une idée païenne qui s’est insidieusement glissée dans l’esprit de plusieurs. C’est la fausse doctrine de l’immortalité naturelle de l’âme qui a causé cela. Si la mort définitive n’existe pas, alors Jésus n’est pas vraiment mort. S’il est allé au paradis le jour de sa crucifixion (comme beaucoup le croient erronément à la suite d’une virgule mal placée dans Luc 23:43; virgule qui doit être placée après le mot aujourd’hui), alors il n’est pas véritablement mort sur la croix et il n’a pas connu l’équivalent de cette « seconde mort » !
La doctrine de l’immortalité naturelle de l’âme fait du sacrifice de Jésus un simulacre, une pièce de théâtre où il feint d’endurer la colère de Dieu pour les pécheurs alors qu’en fait, il était continuellement soutenu par la certitude de sa résurrection. Mais quand les ténèbres l’ont enveloppé au Calvaire, l’aspect rayonnant du visage de son Père s’était en fait complètement caché. Son cri: « Pourquoi m’as-tu abandonné ? » n’était pas une lamentation théâtrale. Ésaïe avait raison: « Il s’est livré lui-même à la mort » (Ésaïe 53:12), même la « seconde mort » (Apocalypse 2:11).
DES EXEMPLES DE L’AGAPÉ
9 – Moïse avait-il cet amour agapé ?
Exode 32:7-10 , 31-32
Alors le Seigneur dit à Moïse : « Redescends tout de suite, car ton peuple, que tu as fait sortir d’Égypte, a commis un grave péché. Ils se sont bien vite détournés du chemin que je leur avais indiqué : ils se sont fabriqué un veau en métal fondu, ils se sont inclinés devant lui et lui ont offert des sacrifices. Ils ont même déclaré : “Voici notre Dieu, qui nous a fait sortir d’Égypte !”
Eh bien, j’ai vu ce que vaut ce peuple ; ce sont tous des rebelles. Alors laisse-moi intervenir : dans ma colère je vais les exterminer, puis je ferai naître de toi une grande nation.
Ainsi Moïse retourna vers le Seigneur et lui dit : « Ah, Seigneur ! Ce peuple a commis un grave péché, ils se sont fait un dieu en or. Pardonne-leur, je t’en supplie ! Sinon, efface mon nom du livre de vie que tu as écrit. » —
(BFC)

Il y a une pause dans Exode 32:32. Moïse saisit l’horreur de l’enfer donnant la mort éternelle s’étendant devant lui, s’il partage le sort d’Israël. Mais, il prend sa décision. Il choisit d’être perdu avec eux. Moïse passa l’épreuve. Imaginons le Seigneur jetant ses bras autour de son serviteur en pleurs. Il avait trouvé un homme selon son propre coeur.
10 – L’apôtre Paul avait-il cet amour agapé ?
Romains 9:1-3
Ce que je vais dire est la vérité ; je ne mens pas, car j’appartiens au Christ ; ma conscience, guidée par le Saint-Esprit, témoigne que je dis vrai : mon cœur est plein d’une grande tristesse et d’une douleur continuelle. Je souhaiterais être moi-même maudit par Dieu et séparé du Christ pour le bien de mes frères, ceux de ma race.
(BFC)
Paul avait trouvé ce même agapé dans son coeur car il préférait lui aussi être maudit par Dieu et perdre la vie éternelle, au bénéfice de son peuple perdu.
11 – Pour qui vivons-nous dans cet amour agapé ?
2 Corinthiens 5:14-15
Car l’amour de Christ nous presse, parce que nous estimons que, si un seul est mort pour tous, tous donc sont morts ; et qu’il est mort pour tous, afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux.
(LSG)

Celui qui comprend ce qui s’est réellement passé à la croix et croit, reproduit dans son coeur le miracle de l’agapé. C’est ainsi que ce monde sera de nouveau bouleversé, car l’agapé de Jésus nous étreint afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais vivent pour Jésus.
Le thème central du Nouveau Testament nous échappe si nous passons à côté de l’agapé. De plus, nous demeurons dans les ténèbres sur la question de la foi, car la foi du Nouveau Testament est une véritable appréciation venant du coeur de la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur de l’amour agapé de Jésus (Éphésiens 3:18-19).
Alors que les apôtres répandirent partout cet évangile, le mort de Jésus sur la croix devint l’ultime compréhension de l’amour agapé de Dieu pour le monde. Devant la lumière de cette révélation, tout homme se voit jugé de la qualité de son propre amour. La terrible mort de Jésus sur la croix devint la suprême définition de l’amour; et c’est pourquoi le mot « agapé » tourna le monde à l’envers. Laissez-le aussi tourner et bouleverser votre coeur !
12 – Pouvons-nous être remplis de cet amour agapé jusqu’à toute la plénitude de Dieu ?
Éphésiens 3:14-21
A cause de cela, je fléchis les genoux devant le Père, duquel tire son nom toute famille dans les cieux et sur la terre, afin qu’il vous donne, selon la richesse de sa gloire, d’être puissamment fortifiés par son Esprit dans l’homme intérieur, en sorte que Christ habite dans vos cœurs par la foi ; afin qu’étant enracinés et fondés dans l’amour, vous puissiez comprendre avec tous les saints quelle est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur, et connaître l’amour de Christ, qui surpasse toute connaissance, en sorte que vous soyez remplis jusqu’à toute la plénitude de Dieu.
Or, à celui qui peut faire, par la puissance qui agit en nous, infiniment au delà de tout ce que nous demandons ou pensons, à lui soit la gloire dans l’Eglise et en Jésus-Christ, dans toutes les générations, aux siècles des siècles ! Amen !
(LSG)
Une foi véritable est basée sur la puissance transformatrice que possède la Parole de Dieu. Cette foi nous donne la conviction que, ce que Dieu dit, il a le pouvoir de le réaliser (Hébreux 11:3).
Jésus a tout fait pour produire en nous le don de l’agapé qui apporte la vie. Acceptons avec révérence et admiration ce qu’il nous a donné. C’est un miracle merveilleux !

COMMENTAIRE